Cernuan et Biyul

Le seul fé mâle de la forêt, à part Cernuan et les elfes qui ne comptent pas, est Biyul.
Il n’est pas comme les quatre mères de Cernuan, il ne peut pas quitter sa peau animale pour marcher sur des jambes humaines, ou cacher son groin bestial derrière le visage souriant d’un prince sauvage.
Il est ce que vous voyez, un sanglier géant à la fourrure sombre, les mèches sales de son pelage tressés et décorées par les elfes, ses défenses gravées et peintes, parfois du sang des intrus. Il n’est pas le protecteur des femmes ou des hommes, des proies ou des prédateurs, de la forêt ou des pierres, il ne garde, ni ne protège personne.
Depuis le premier jour de son existence, il ne vit que pour être tué, pour être le sacrifice, la viande d’un festin, et revenir à la vie le lendemain.
Et ça le rend ronchon.

Impression disponible: Deviantart print

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Cernuan et Cerridwen

Etre le Dieu de la Forêt n’est pas toujours drôle et amusant. Une fois que Dernuan a finit de punir les intrus, a aidé les vieux animaux, arbres et humains à mourir, après qu’il ait bercé les Géants, quand il a fait des enfants mort nés des esprits de la forêt, il est épuisé, autant de corps que d’esprit.
Alors, Cerridwen, la fée biche, la Mere Sans Bras, Celle qui désire être mère mais ne peux que nourrir les enfants et jamais les tenir, se couche devant lui. Et il sourit, un sourire très fatigué sous le masque, et redevient un enfant, pour se coucher près d’elle, contre sa douce fourrure et s’endort en écoutant son coeur qui bat éternellement, un coeur si gros que ses côtes tremblent sous le battement.

Et c’est le dernier de la série.

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