Rare moment de calme aux collines

Parce que Ti’ arrive à être une mauvaise influence même sur ses chèvres.

Elles savent ouvrir les portes, personne n’est à l’abri.

Plus sérieusement,il ‘agissait d’un des ex-libris qui aurait du être distribué avec Voyages Fantastiques. J’ai toujours l’original, il sera mis en vente prochainement…

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Adorables futures terreurs

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Bon les Collines Brisées sont loin d’être un endroit calme, avec tous les enfants qui y sont nés, les différentes tribus qui tentent de cohabiter, le Dieu Mort qui gambade joyeusement, les chamailleries de tous les jours etc, etc…
Mais ces deux là vont donner un nouveau souffle à l’espièglerie.
Dès que Theia saura marcher, ce sera la fin des haricots….

En s’occupant du neveu

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Panos et sa sœur Megaera sont les deux plus jeunes enfants de Dyo et Athenais. Et bien que Panos soit beaucoup plus jeune que leurs frères ( de quinze, dix et cinq ans) Il n’a que deux ans de plus que Meg.
Ce peu de différence d’âge les rends plus proche l’un de l’autre que de leurs propres frères, que ce soit pour contrecarrer les taquineries fraternelles, préparer une expédition punitive, ou courir de concert dans les pattes de leur mère.
Et quand Meg se retrouva enceinte après une rupture brutale, Panos était là. Bien entendu, il tenta de retrouver le salopiaud et de lui dire entre quatre yeux ce qu’il pensait de cette attitude, mais contrairement à leurs frères, il arrêta quand Meg le lui demanda.
Et donc, c’est Panos qui était présent quand son petit ventre commença à pointer, c’est lui qui la taquina sur sa prise de poids (mais pas longtemps, elle donne des coups de sabots), c’est lui qui lui tint les cheveux pendant ses nausées matinales (et soyons honnête, elle tint les siens après parce que Panos peut supporter beaucoup de choses, mais le vomi le faire gerber). C’est aussi lui qui promis à sa sœur qu’elle ne se retrouvera pas seule avec le bébé et qu’il élèverait le môme comme le sien, parce que bon, soyons réaliste, avec le peu de femme de leur génération, il allait probablement finir homo ou célibataire professionnel, donc pas de gosse pour lui (Meg essaya de lui donner un coup de sabot encore une fois, mais elle en était à son huitième mois et pas aussi rapide qu’elle ne le fut)
Il était là aussi quand elle accoucha, et il fut le second à comprendre que quelque chose n’allait pas avec le bébé (il était trop bleu, et trop pale et pourquoi il ne bougeait pas? Pourquoi il ne respirait pas?)
C’est lui qui emmena le corps du bébé pendant que le guérisseur s’occupait de sa sœur.
C’est lui qui l’emmaillota dans du lin brut, ravalant ses sanglots en entendant sa petite sœur hurler de douleur et d’horreur.
Et c’est lui qui, soudainement, vit Pan devant lui.
C’est lui qui vit le Dieu Fantôme se pencher sur le bébé mort né.
C’est lui qui le vit embrasser le visage de l’enfant.
Et ce fut lui qui, le premier, entendit le petit hurler, maintenant bien rouge, et rose et agité et tellement bouclé.
Panos ne sut jamais exactement ce qui s’était passé, ou pourquoi le Dieu Fantôme avait ressuscité Timaeus, mais ne s’était pas ressuscité lui même. Il prit le miracle tel qu’il était, dit des prières pour remercier son Dieu et fut aux petits soins pour sa sœur et son neveu jusqu’à ce qu’elle en soit gavée et essaye de lui donner des coups de sabots (encore).
Mais quelques mois plus tard, pendant que Meg était occupée à la tonte de ses chèvres et moutons et qu’il s’occupait de Timaeus, Panos dut bien admettre qu’il y avait quelques petites choses pas tout à fait normale chez son adorable neveu.

ATC – Timaeus en gris

Bon j’ai acheté un godet d’aquarelle dites ‘teinte neutre’ pour tester une technique d’ombrage des couleurs, mais en fait, j’aime tellement cette nuance de gris que j’ai même pas essayé de la mélanger aux couleurs…

Bon une prochaine fois?

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Baisers de serpents

Méduse, malgré son apparence effrayante et son regard pétrifiant, aimerait plus que tout devenir mère. Mais avoir un compagnon lui est impossible, et les prophéties n’annoncent comme ses fils qu’un cheval ailé et un guerrier vétu d’or, qui naitront tout deux du sang de sa tête tranchée.

Alors quand elle sort de son temple, ses yeux soigneusement bandés, c’est pour aller jouer avec les tétards de nymphes et les petits selkies. Les enfants n’ont pas peur d’elle, avec eux, Méduse est la plus gentille des adultes et si quelqu’un leur cherche des ennuis, elle fait peur aux méchants.

Très peur.

Baisers de serpentsEt sinon, bouuuuh mon stylo orange est mort T_T vivement la rentrée que je m’en achète un nouveau au boulot.

 

Les bras de la dryade

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Quand Timaeus était un bébé, il pouvait déjà disparaître des heures entières.
Cela rendait Megaera folle de se réveiller le matin et trouver son berceau vide. Ou de se tourner quelques secondes pour retrouver son panier retourné, la porte ouverte et son enfant nulle part en vue.
La première fois arriva quelques jours à peine après sa naissance. Après des jours à refuser de laisser quiconque le prendre, des jours à se souvenir de son petit corps immobile, inerte et enveloppé de lin brut, elle avait finalement succombé à l’épuisement, l’avait posé dans son petit lit et s’était endormie, une main sur son petit ventre rond, à sentir sa respiration.
Et elle se réveilla devant un lit vide.
Elle se réveilla et hurla, hurla encore plus fort que quelques jours plus tôt, quand sa mère lui annonça que le bébé n’était pas même né.
Sa famille arriva en courant, ses frères fouillèrent la maison, la forge, le jardin, son père courut partout en appelant et priant le Fantôme, sa mère la tint contre elle, paniquée, car même un faune aussi jeune ne peut disparaître seul.
Et puis Panos revint avec Timaeus en bonne santé, encore à moitié endormit, son visage couvert de sève parfumée.
‘Je l’ai trouvé dans un arbre’ déclara t’il ‘perché dans les branches comme un petit oiseau à fourrure’
Megaera reprit son bébé dans ses bras, l’embrassant, pleurant et riant à la fois et ne le reposa pas pour encore plusieurs jours.
Et cela arriva à nouveau.
Très vite, tout le monde s’habitua à sortir de la maison et chercher dans les arbres pour retrouver un petit bébé rouquin endormit dans les branches, au milieu des oiseaux, des fleurs et des insectes.
Seule Megaera ne se fit pas aux disparitions de son fils. Chaque fois qu’elle trouvait son lit vide, son berceau retourné, elle ressortait en courant, le péchait des branches et retournait à l’intérieur, le serrant fort contre elle.
Et un jour, elle courut plus vite que d’habitude. Peut être parce qu’il avait une de ces fièvres enfantines, ou que ses dents lui faisaient mal, ou parce qu’elle était une mère surprotectrice, mais cette fois, elle fut encore plus rapide à sortir de la maison.
Et elle la vit.
A la place du grand saule qu’elle avait toujours connu (elle dormait à l’ombre de cet arbre enfant, peut être que c’est de là que Timaeus avait prit cette habitude?) il y avait une grande femme au parfum de sève et à la peau d’écorce.
A la place de l’arbre solide aux longues feuilles, il y avait une belle, grande femme aux yeux d’ambres, au sourire pleins d’amour et de tendresse pour le tout petit bébé qui dormait dans ses mains.
Elle connaissait l’existence des dryades, son oncle Thaddai et son frère Zotikos, lui avaient souvent parlé de leurs rencontres avec elles. Mais elle n’en avait jamais rencontré une. Elle n’avait jamais su que le grand saule près de leur maison en était une.
Ellen’avait jamais sut que quelqu’un veillait sur son fils quand elle ne pouvait pas.
Alors elle s’arrêta.
Elle recula.
Elle ne ferma pas la porte parce que… Ben… Maman surprotectrice.
Mais elle prit son panier à ouvrages, s’assit près de la porte et commença à tisser un ruban.
Et quand, quelques heures plus tard, Timaeus se réveilla affamé dans le nid d’un arbre, elle vint calmement le prendre, et noua le joli ruban autour d’une des branches, remerciant la dryade de prendre soin de son fils.
Elle ne revit jamais la dryade, parfois, elle se demande si elle n’a pas rêvé cette rencontre
Mais ensuite, elle sent les baisers parfumés à la sève sur le visage de son fils, elle sent la douceur de ses boucles soigneusement peignées, et elle ajoute des perles et des rubans aux branches du saule.

Sieste féline

Dire que la Sphinge avait un instinct maternel était un bon gros mensonge. Elle n’a jamais eut d’enfance (littéralement, c’est une statue animée, elle n’a pas changé d’un cheveux en plusieurs siècles), n’a jamais eut de figure maternelle dans sa vie avant l’arrivée de Rahel (Héra n’a certainement pas gagné la médaille de Mère du Siècle), n’a jamais d’intérêt envers les enfants, n’a jamais joué à la poupée, n’a jamais envisagé l’opportunité d’être mère de sa vie avant de découvrir qu’elle était physiquement capable d’enfanter (deux mois après la conception. Elle a juré de tuer Khamsin. Avec des épingles à chignons rouillées).
Les premières semaines après la naissance de Nourredine furent très dure pour elle. Elle n’avait pas la moindre idée de la manière de s’occuper du bébé, de comment le tenir, a dut être éduquée sur la façon de l’allaiter, et était absolument ravie de laisser Rahel et Anah s’occuper des couches. Chaque fois que Nourredine pleurait, elle était dans tout ses états, persuadée d’être la pire mère du monde et incapable de prendre soin de lui.
Et un jour, pendant la sieste, un petit Enoch de neuf ans, à moitié endormi et tout chiffonné, lui a amené un Nourredine perturbé et lui a annoncé que le bébé voulait un calin. Encore ensommeillée, la Sphinge n’a pas réfléchi, et prit juste son fils dans ses bras pour se blottir autour de lui, les enveloppant tout deux dans ses ailes.
Cela devint une habitude pour Enoch de lui amener Nourredine et lui dire ce que le bébé voulait, jusqu’à ce qu’elle n’ait plus besoin d’être poussée à câliner son fils, le nourrir, jouer avec lui ou le baigner…
Anah et Rahel restèrent de corvée de couches, toutefois.

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